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Io. Friderici Weidleri Historia Astronomiae, sive De ortu et progressu astronomiae liber singularis / auctor: Ioannes Fridericus Weidlerus
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2Z2 CAP. IX. DE ASTRONOMIA

Pour mieux concevoirqu’ eile confianceles Persims ont dans1' astrologie, on n’ a qu’ ä considerer le nombre d’ astrologues qu’il y a parmi eux, le rang qu’ iis y tiennent, & les "grosses pensi-ons , que le Roi leur fair. On peut dire, qu’ iis se sont multipli-es ä Ispahan, la Ville capitale dela Perse comme les etoiles du Ci-et, selon le language sacre. Tous les Astrologes de Perse, aumoins les plus celebres, sont nacifs de la province de Cora sion, d’une petite Ville nommee Genabet , & d’ une famille illustre, pouretre feconde en celebres astronomes. Tous ceux qui ont quelquenom dans cette seien ce depuis six a sept cens ans, sont de ce Paisla; & le Roi de Perse ne prend point d’ astrologue, qui ne soitnatis de ce Heu de Genabed , ou qui n’ y ait ete eleve. On asiure,qu’ il y a une excellente ecole d' astronomie & d’ astrologie, oules professeurs meine dans cette seience envoyent etudier leursenfans, de tous les endroits de la Perse. On dit ausii, que cequi fält, que la seience d’ astronomie a ete plus cultivee & avan-c£e dans cette Province de Coraffon , qui est la BaElriam & laSogdiane ancienne, c’ est que 1 ’ air y etant tres sec & tres pur,1’ on a plus de moyen d’ observer continuellement les mouve-mens des astres. Mais Ispahan toutefois n’ a pas 1 ’ air moins pur,öc le Ciel n’ y est pas moins serain: en e stet les tables astronomi-ques, qui furent composees fur son meridien environ 1' an'i2zo,par 1 ’ ordre de Sultan Reven el Davel de la Dynastie des Alibouie,& qui portent le titre d’ Abou Hanive , le President de 1 ’ observa-toire, ce s tables dis je pasient pour fort exactes. J’ ai oui a siti-rer, que les astrologues du Roi lui coutent plus de quatre mil-lions par an. Sur quoi 1 ’ on racconte, qu’ an 1660, un d’ eux quiavoit cinquante mille livres d’ appointemenr, ayant prescnte re-quete au Roi Abas alors regnant, pour avoir une augmentation,le Roi en fut indign6, & commanda qu’ on lui aportat un extraitdes appointemens des astrologues. Cet ordre jetta tout le Corpsdans la consternation: iis emploierent toutlour Credit, pour fairece Rolle le plus bas qu’ il se pourroit, & comme iis ont beaucoupd’ amis, le rolle ne montoit qu’ a douze cens mille livres. Maisi’ai oui a sitirer, que leurs appointemens montem au double; &

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