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Io. Friderici Weidleri Historia Astronomiae, sive De ortu et progressu astronomiae liber singularis / auctor: Ioannes Fridericus Weidlerus
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CAP. IX. DE ASTRONOMIA

menr, coupant en deux la quaranre unieme, qui est 1 Hydre.Les noms qu iis leur donnent, sone la plupart les memes quenous leur donnons, ou aveo peu de difterence. Les Grecs oncfair la dessus les fables que chacun fält , desquelles je uirai par oc-casion, que les Perfans n' ont aucune connoissanee, la mythologieGreque leur erant enrieremenr inconnue.

Quant aux noms des oppositions , des conjonctions & desaspects, iis font femblables aux noms, dont nous les appellors, &Pont tous tires de la langue arabelque. Au resite les astronomesPerfans ne connoissent point les constellations australes, qui fontvers le pole antarctique, & dont nous devons la decouverte &les observations aux astronomes modernes: il n y a aucun auteurparmi eux, qui en ait parle.

Pour ce qui est des inflrumens , dont iis fe fervent dans leursoperations, le principali est ? astrolabe , comme je 1 ai obferve:apres lequel iis ont cet Instrument si connu en mer, qu' on nom-me le Baton de Iacob: & comme c est avee ces feuls instrumensqu iis prennent les elevations du pole, ont peut juger, que leurladrudes ne siiuroient etre de plus exactes. lis ont de Qvarts deNon ante fortgrands, mais iis ne f en feruent guere, non plus quedes Regie s de Ptoletnee , des anneaux ajironoimqucs , & de ces au-tres instrumens pareils, quiis connoislent bien, & dont iis ontdes figures, mais qu iis ne mertent jimas en ufage. Et pour cequi est de ces grans 6c merveilleux instrumens sixes, que les mo-dernes ont mis en ufage pour f assurer de la situation des objectsou descorps lumineux, comme le plan meridionale ou horizontal,il n y en a aucun dans la Perse. Les Evans du Pais difent, qu'il fe trouve dans les livres des anciens astronomes, qu iis fe ser-voient de ces grandes machines immobiles, comme iis apprennentdes etrangers, qu on C en fert en Europe: mais qu' eux nes 5 enservent point, parce qu' il y faut trop de peine, & trop de depen-se & parce que les anciens leur ont 1 ai sie les phases si exactes, qu'il n est pas besinn qu iis se donnent la peine de les examiner.

Mais comme 1' astrolabe est presque 1 unique Instrument

j, astro-