LE TABAC.
étaient encore rares ; mais les auteurs américains n’admettent pas la plante comme spontanée et leD r Asa Gray dit quelle se sème dans les terrainsvagues. C’est peut-être ce qui était arrivé pour leséchantillons de l’herbier Boissier, quePavon a récol-tés au Pérou et dont il ne parle pas dans la Florepéruvienne. L’espèce croît abondamment autour deGordova, dans la République Argentine , mais onignore depuis quelle époque. D'après l’emploi anciende la plante et la patrie des espèces les plus ana-logues, les probabilités sont en faveur d’une originedu Mexique, du Texas ou de la Californie (1). >»
Malgré la netteté de cette discussion et la valeurdes preuves, la conclusion de M. de Candolle, commeon le voit, est encore assez vague.
Il convient de remarqcr que dans la Chine et dansl'Inde , on cultivait le tabac et on en usait au dix-septième siècle, aussi quelques botanistes, même desAméricains , ont cru le tabac originaire de l'AncienMonde, en particulier de l’Asie . Mais c’est là uneerreur, car quoique les peuples asiatiques soient trèsamateurs de tabac et que dès une époque reculée ilsaient recherché la fumée de certaines plantes nar-cotiques, aucun d’eux n’a employé le tabac antérieu-rement à la découverte de l’Amérique . D’ailleurs,tous les documents historiques que nous possédonssur l'Inde et la Chine sont d’accord à ce sujet.
En outre, il est à noter que les noms vulgaires dutabac confirment nettement une origine américaine.S’il y avait eu des espèces indigènes dans l’Ancien