LE TABAC.
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bresauts. Ces terribles accidents, qui mirent les in-trépides expérimentateurs dans un état voisin dudésespoir, persistèrent pendant trois jours entiers.
Les doses de nicotine tout à fait faibles, entièrementinoffensives, paraissent stimuler les facultés intellec-tuelles et les forces physiques, ainsi que l’excitabilitérétlexe; elles semblent aussi faire diminuer l'appétitet exciter les mouvements de l’intestin.
Si l’on débute par de petites doses de nicotine, onpeut accoutumer l’organisme des animaux (lapins,dans les expériences d’Anrep) à des doses de plus enplus élevées. Si, au contraire, on administre dèsl’abord à des grenouilles ou à des lapins une hautedose de nicotine, on voit ces animaux réagir ensuiteà l’égard d’intoxications répétées parla nicotine toutautrement que des animaux à l’état normal, n’ayantpas encore été soumis à l’influence de ce poison; bienqu’ils paraissent être entièrement remis de leur pre-mier empoisonnement et qu’ils ne se distinguent enrien des animaux se trouvant à l’état normal, on nevoit plus cependant se manifester chez eux, à la suitede l’administration d’une seconde dose de nicotineégale a la première, certains phénomènes toxiques,qui ne manquent jamais de se produire dans une pre-mière intoxication; on n’observe plus, par exemple,ni convulsions ni contractions fîbrillaires des mus-cles, mais bien un arrêt de la respiration, la perte•des mouvements volontaires une paralysie générale;en outre, cette seconde dose exerce une influencepuissante sur le cœur, chez les grenouilles; sur lecentre respiratoire, chez les animaux à sang chaud.La cause de ce fait dépend probablement de ce que,