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LE TABAC.
Le tabac, réduit en poudre fine, est alcalisé parl’ammoniaque destinée à déplacer la nicotine, puisépuisé par l’éther dans un petit appareil a distil-lation continue. Get appareil est d’une extrême sen-sibilité. Un ballon de 100 à ISO centimètres cubesporte un bouchon de liège à deux trous; dans l’uns'engage l’extrémité d'une allonge dont la queue aété remplacée par un tube recourbé deux fois; dansl’autre pénètre un tube, reliant l’allonge au ballon,replié dans une rigole pleine d’eau, et faisant parconséquent l’olfice de réfrigérant. Le tabac, placédans l’allonge sur un tampon de coton, est incessam-ment traversé par l’éther. Ce liquide dissout à la foisla nicotine et l’ammoniaque; et comme le gaz ammo-niac passe à la distillation et se condense avec l’éther,le tabac se trouve baigné, pendant toute l’opération,dans un liquide alcalin dont la réaction assure ledéplacement intégral de la nicotine. L’épuisementexige de quatre à six heures, après lesquelles onenlève l’allonge et on procède à la distillation del’éther, que l’on recueille dans un petit ballon sus-pendu à la rigole par un fil de cuivre. L’ammoniaqueest éliminée avec l’éther; on s’arrête quand il nereste plus à distiller qu’une dizaine de centimètres cu-bes, non sans s’être assuré que l’éther distillé endernier lieu ne présente plus la moindre réaction al-caline, signe certain du départ complet de l’ammo-niaque. La tension de vapeur de la nicotine à latempérature d’ébullition de l’éther est trop faiblepour qu'il s’en perde une quantité appréciable pen-dant cette opération; l’alcali organique demeure donctout entier, et seul de son espèce, dans le résidu. On