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LE TABAC.
taux de nicotine des tabacs d’Alsace et du Pas-de-Calais , plantés à raison de 20.000 par hectare, pré-sentent une irrégularité singulière : l’un est presqueégal au premier terme de la progression à laquelle ilappartient et l’autre est supérieur au troisième termede la sienne. « Sans prétendre expliquer ces anoma-lies, dit M. Schlœsing, je hasarderai ici une simplehypothèse qui m’est suggérée par l’aspect que pré-sentaient les Alsace et les Pas-de-Calais des trois lots.Les premiers, plantés à raison de 20.000 ou 110.000,formaient deux masses paraissant presque égalementtouffues; ceux plantés à raison de 10=000 étaient, aucontraire, bien isolés et se touchaient à peine parl’extrémité de quelques feuilles. Ne serait-il pas pos-sible que la lumière, dont l’intervention est toujoursnécessaire dans toute végétation verte, fût particu-lièrement agissante dans les réactions naturelles quiengendrent la nicotine? une action de ce genreappartient déjà à la chaleur solaire, pourquoi neserait-elle pas partagée par la lumière? Je com-prendrais alors comment les Alsace , plantés à raisonde 20.000 et dont les feuilles de couronnes formaientcomme un rideau étendu sur ces autres, n’ontguère plus élaboré de nicotine que ceux plantés àraison de B0.000, tandis que ceux plantés à raisonde 10.000 et bien éclairés en ont produit davan-age. »
D’autre part, le taux de nicotine croît à mesureque le nombre de feuilles par plant diminue. Enprenant pour unités les taux de nicotine des tabacsà 14 feuilles, on a pour les deux tabacs précédemmentcités, les progressions suivantes :