LE TABAC.
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Dans les pays où la culture est libre, les planteurspeuvent avoir avantage à faire des tabacs fins; maisen France , la Régie reconnaîtrait mal les efforts dé-pensés dans ce but, car les achats qu’elle fait à l'é-tranger lui permettent de faire des mélanges avec lestabacs français , et de corriger ainsi les défauts desuns par les qualités des autres.
Les pages qui suivent, empruntées à M. Demoor (1),résument parfaitement bien la question des engraisdans les deux cas où la culture est libre ou régle-mentée par la Régie.
On n’attribue pas uniquement la supériorité destabacs américains au climat, mais en partie aussi aumode de culture : ils sont cultivés sans engrais surles terrains vierges, chargés de l’humus des forêtsdéfrichées et le long des rivières où se trouvent desterres formées de dépôts d’alluvions entraînées par leseaux pluviales, très riches en potasse.
S’il était possible, dans les contrées moins favo-risées par le climat, de récolter des qualités supé-rieures, comme aux États-Unis , les producteurs fe-raient volontiers le sacrifice de la moitié du produiten faveur de la qualité, vu que la valeur vénale n’enaurait fait qu’augmenter; mais, malheureusement, iln’en est pas ainsi et, tout en employant et en prodi-guant même les engrais qui paraissent les plus pro-pres au tabac, ils ne gagnent que des produits d’unequalité ordinaire, qui devient cependant très bonnedans les années chaudes et favorables au point devue météorologique.
Au milieu de ces difficultés, ils doivent donc, pourrendre leur tabac aussi bon que possible et atténuer