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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

tion et donnent de l’ampleur aux organes sans porterune atteinte sensible à la qualité, tandis que, à doseélevée, les fumiers frais exposent la culture à êtrefrappée de maturité anticipée pendant les sécheresseset de la rouille par un temps humide : s'il résiste, letabac peut donner un produit élevé, mais qui seraâcre et caustique (1). Comme on le voit par la re-marquable étude qui précède, la question des engrais,si prépondérante pour toutes lesplantes cultivées, a, ence qui concerne le tabac, une importance de premierordre.

Préparation du terrain. — Comme toutes lesplantes à racine pivotante, le tabac demande uneterre bien ameublie. Les labours préparatoires doi-vent commencer en automne, surtout si le sol estargileux et humide; les gelées de l’hiver aideront àla pulvérisation et à l’ameublissement.

On donnera au moins trois labours; le derniersera exécuté au printemps peu de jours avant laplantation. Tous ces labours doivent être aussi pro-fonds que la nature de la couche arable le permet,sauf le dernier toutefois, qui sera superficiel. Cedernier labour est suivi de hersages et de roulages.

Dans la grande culture, on pratique les labours àl’aide de charrues ordinaires et de charrues sous-sol.Dans la petite culture, on emploie la bêche, qui donneun travail beaucoup plus parfait.

On profite, bien entendu, de ces labours pour incor-porer les engrais dans la couche arable.

Semis en pépinière. — La graine de tabac,

(l) V. P.-G. Demoor, op . cil.