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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

est soumise dès qu'elle cultive du tabac. Mais, à daterde 1830, ils furent à peine suffisants pour indemniserle planteur de ses frais, et nul doute que l’agricul-ture, si les tarifs fixés à cette époque n’eussent pasété un peu augmentés, aurait bientôt renoncé, dansplusieurs départements au moins, à la culture dutabac. C’était du reste évidemment l'intention del’administration, encouragée à suivre cette voie parle haut commerce et la grande industrie des trans-ports, qui désiraient vivement avoir à acheter et àtransporter les 10 à il millions de kilogrammes defeuilles annuellement fournis par la culture indigène.L’administration a renoncé depuis 1842 à cette pen-sée, et nous sommes heureux d’avoir contribué àce résultat, en combattant vivement par la voie dela presse le projet non avoué de dépouiller l’agri-culture de quelques-uns de nos départements dequelques bénéfices qui eussent été absorbés par l’a-griculture étrangère. »

Aujourd’hui la culture du tabac est assez rémuné-ratrice, surtout lorsqu’elle est pratiquée sur unepetite étendue, ce qui est le cas le plus général enFrance . Aussi, bon nombre de départements de-mandent-ils depuis quelques années à être autorisésà planter du tabac, d’autant plus que les soinsnécessités par cette culture se font à des époquesqui laissent parfois un peu de répit au cultivateur;de plus, l’entretien à donner en hiver empêche lechômage.

En somme, et quoi qu’on en ait dit, la culture dutabac est en progrès dans notre pays, comme lemontre le diagramme suivant, qui indique l’impor-