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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

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cigares des produits de qualité secondaire. Actuelle-ment la Régie a pris l’habitude de ne pas livrer à lafermentation les feuilles qu'elle destine à enrober lescigares communs.

Les macérations, comme du reste les simples la-vages, qui sont aussi en usage, fait remarquer M. P.Bère, dissolvent une partie des matières contenuesdans les cellules des feuilles, les sels de chaux no-tamment, qui sont ensuite extraits par des pressions;la désorganisation des tissus facilite d’ailleurs lacombustion. De plus, l’échange qui se fait pendant lamacération entre les principes contenus dans les cel-lules et ceux qui contiennent les jus donne à toutes lesfeuilles d’espèces différentes de l’homogénéité, mêmecombustibilité et même goût. Les jus de Kentucky,par exemple, cèdent des sels à base de potasse,des feuilles qui contiennent un excès de sels de chauxles céderont à d’autres et absorberont la potasse.

Le procédé de macération usité maintenant est lelavage méthodique qui a été adopté à la suite desexpériences de M. Schlœsing et qui repose sur leprincipe suivant : Si on laisse une certaine quantitéde tabac plongé dans l’eau pendant quelques heures,on obtient du jus de tabac; si ensuite dans ce jus onplonge de nouveau des tabacs frais, ou obtient aubout d’un certain temps du jus plus concentré, et encontinuant ainsi on se procure des jus dont le degréva en augmentant. Si d’autre part, le tabac qui a déjàsubi une macération est de nouveau immergé dansl’eau pure, il perd sa force, et plusieurs macéra-tions semblables l’épuisent de plus en plus. Il est aiséd’imaginer une série de six cuves dans lesquelles se