LE TABAC.
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réfacteur, les autres sont étendues sur le sol d’unatelier chauffé ou sur des claies. Les feuilles qui doi-vent former l'intérieur des cigares sont mises enmasses de 500 kilogr. environ, et fermentent ainsitrès légèrement à une température qui ne doitguère dépasser 2o degrés. Au bout d’une vingtainede jours, les masses sont démolies, et les tabacs quiles constituent sont distribués dans les ateliers deconfection. Les feuilles pour capes vont, étant encorehumides, dans les ateliers où elles sont écotées etétalées. L’ouvrière chargée de ce travail superposeles feuilles après les avoir étalées, les porte sous unepetite presse à main où elles séjournent quelquesheures, et les coupe ensuite en lanières, de sorte quela cigarière peut s’en servir sans autre préparation.Là encore, les feuilles sont soumises à un triage, caril importe de ne pas employer comme robes cellesqui sont trop noires, ou verdâtres, ou marbrées, oupeu résistantes. Lorsque les robes ne sont pas biencombustibles, il se forme dans le cigare qui brûle uncône creux, et le feu intérieur en produisant une dis-tillation anticipée donne un mauvais goût. Tropcombustible, la robe brûle trop vite et le tirage fati-gue le fumeur. Un bon cigare forme une pointe exté-rieure peu prononcée.
Les cigares à 10 centimes, qu’on fabrique sur la plusgrande échelle, diffèrent beaucoup par leur composi-tion des cigares ordinaires; presque toujours ils sontfaits avec des tabacs exotiques, l’intérieur, lé plus gé-néralement en tabac du Brésil , les parties moyennesen Brésil ou Rio -Gtrande; quant aux robes, ce sont leplus souvent des feuilles de Java qui les constituent.
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