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cette robe que dépendra non seulement l’aspect exté-rieur du cigare, mais encore sa qualité. En effet, ilest reconnu que le goût de la robe est senti beaucoupplus par le fumeur que celui de la tripe, quoique lepoids de cette dernière soit quatre fois plus considé-rable.
Une ouvrière habile peut faire par jour de 250 à300 cigares à 10 centimes et 500 à 000 cigaresà 5 cen-times.
On comprend sans peine que la main-d’œuvre aune grande influence sur la qualité du cigare, car ilconvient que l’intérieur de celui-ci soit bien homo-gène, ni trop serré ni vide par endroits ; il faut aussique la robe recouvre uniformément tout le rouleau,de manière que l’aspiration détermine le passage ré-gulier du gaz de la combustion.
Sortant des mains des ouvrières, tous les cigaresont une forme ronde, ceux qui doivent être aplatisle sont après. Us sont soumis d’abord à l’inspectiondu contre-maître, (fui vérifie, d’une part, s’ils ne sontni trop lâches ni trop serrés, et d’autre part s’ils ontle poids réglementaire.
Les cigares reçus passent ensuite au séchage.
Cette opération consiste à les étendre sur des claies,dans des séchoirs chauffés à une température voisinede 25°. Après dix ou quinze jours, on les enfermedans des caisses qu’on garde le plus longtemps pos-sible en magasin. Les cigares s'améliorent, en effet,très sensiblement en vieillissant, ce qui ne tient passeulement à une dessiccation plus complète, maisencore et surtout à une fermentation complémen-taire, (fui a pour résultat de décomposer les subs-