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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

non certes; mais les consommateurs préfèrent roulerleurs cigarettes eux-mêmes.

Fabrication des cigarettes à la mécani-que. — M. F. Bère, ingénieur des manufactures del’État, a décrit la fabrication des cigarettes d’une façonremarquable (1). Nous lui empruntons la plupart desdétails qui suivent.

La fabrication des cigareltes prit une grande ex-tension quand, en 1872, on eut l’idée d’employer desmoules particuliers qui la rendaient facile et prompte.Le moule est un cylindre ouvert suivant une généra-trice, s’ouvrant à charnière suivant la génératriceopposée, et chanfreiné à une extrémité. L’ouvrièreremplit le moule de tabac, introduit l’extrémité dansun tube de papier, puis avec un mandrin pousse le tabacdans le tube. 1.000 cigarettes contiennent 731 gram-mes de tabac. Ces produits ont reçu le nom de ci-garettes françaises. Bientôt des modèles nouveaux engrand nombre furent mis en vente ; on les appelachasseurs, entractes, pages, petits pages, jockeys,odalisques, russes , etc... Des cigarettes un peu plusgrosses que les françaises, contenant 1 k. 028 de ta-bac au mille, obtinrent promptement une grandevogue : les élégantes. Il y a une douzaine d’annéesque fut essayée la fabrication mécanique des ciga-rettes. La première machine, construite par M. Du-rand, figura à l’Exposition universelle de 1878. Elleavait été présentée à l’Administration des tabacs parla Société française des tabacs qui s’était formée pourexploiter les brevets du comte Susini. Cette machinea subi de nombreux perfectionnements, qui sont(!) La Grande Encyclopédie , t. XI.