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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

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par les narines, les points lacrymaux, le conduitauditif (H); mais, dans ce dernier cas, il faut néces-sairement admettre une perforation du tympan.Quelques-uns peuvent encore, après l’ingurgitationd’une bouffée, parler, cracher, boire. Les deux pre-miers cas s’expliquent par l’absence de fumée dansles bronches et dans la bouche; le second, parcefait que la fumée, séjournant partie dans la bouche,partie dans l’œsophage, surnage les liquides qui serendent dans l’estomac. Je n’ai pas besoin de dire ceque l’hygiène pense de toutes ces stupides prouessesphysiologiques. »

Le papier à cigarettes. — Dans quelquespays on roule les cigarettes dans des feuilles de maïset de platane; en France , on les roule dans du pa-pier. Nombre de gens pensent que les effets fâcheuxde la cigarette sont dus à cette enveloppe.

Je dois à la vérité de dire qu’une telle accusationn’est pas démontrée. Si l’usage de la cigarette estréellement plus nuisible que celui du cigare, celatient peut-être à ce que, dans cette façon de fumer,on est obligé d’employer du tabac plus humide etpar conséquent plus chargé de nicotine. En 1875, ledocteur Bertherand a publié sur l’hygiène des fu-meurs un travail dans lequel, entre les différentesmanières de brûler le tabac, et paraissant donner lapréférence à la cigarette « en raison de son peud'importance quantitative et du papier qui interditle contact du contenu aux membranes buccales ». Laquestion de l’enveloppe, on le voit, est loin d’êtrerésolue. Ce qui n’est pas douteux, c’est que les fabri-cants de papier ont grand soin d'entretenir dans le