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LE TABAC.
II en est de même des fumigations contre les dou-leurs rhumatismales.
Cependant, il y a une dizaine d'années, M. leIP C. Barbier (d’Alger ) a cité le cas d’un diabétique fu-meur, qui avait vu son état empirer considérablementpar la cessation brusque de l’habitude de fumer. L’au-teur explique ce fait en disant que le diabète, de l’avisde la plupart des médecins, est volontiers dû à la sup-pression brusque d’un écoulement ancien, sang, pus,sueur, etc. ; ici, ce serait la suppression partielle de lasalivation, qui, comme on le sait, est fortement activéepar l’action du tabac.
Emploi de la fumée du tabac en pein-ture. — Un autre emploi du tabac, ou plutôt de lafumée du tabac, assez peu connu, est celui-ci : Si onlance de la fumée de tabac à plusieurs reprises dansune boîte percée à sa partie supérieure d’un petittrou, défoncée de l’autre côté et posée sur une feuillede papier blanc légèrement humide, on voit, aprèsavoir lancé par le trou une douzaine de bouffées, lepapier se teinter très uniformément d’une teinte platetrès unie, couleur sépia; la nuance est d’autant plusfoncée que le nombre de bouffées de fumée a élé plusconsidérable. Avec dix cigarettes, et en ayant soinaprès chaque aspiration lancée dans la boîte, de bou-cher le petit trou, pour que la fumée reste emprison-née, on obtient une teinte très foncée, mais toujoursbien plate et sans bavures.
On peut même en plaçant sur le papier un sujet encarton découpé et en lançant la fumée après, obtenirce sujet qui se détache en blanc, entouré qu’il estpar une teinte sépia d’intensité variable. M. Ch. Bu-