Buch 
Edit du roi de Sardaigne Charles Albert, du 18 août 1831, portant création d'un conseil d'état : un discours préliminaire et des notes / par le Conte Ferdinand dal Pozzo
Entstehung
Seite
4
JPEG-Download
 

( 4 )

dès les temps les plus reculés, fut une principautéindépendante et absolue. Les Etats-Généraux, tom-bés en désuétude au temps du duc Emmanuel-Phi-libert, ne limitaient en aucune manière lautoritédu souverain; ils nétaient que des réunions de sup-plians, trop nombreuses, ajoute-t-il, qui offraientde largent, et présentaient humblement des requêtespour obtenir quelques privilèges ou autres conces-sions. Le gouvernement des princes de Savoie se con-duisait au moyen dun conseil intime ou conseil se-cret dEtat. Cétait ainsi quavaient admirablementgouverné, suivant lui, le duc Charles-Emmanuel I er ,et la duchesse Christine de France , régente des Etatsde Savoie après la mort du duc Victor-Amédée I erson époux. »

Jai tâché de réfuter tout ce tas de faussetés his-toriques dans le premier volume de mon Essai surles anciennes assemblées nationales de la Savoie et duPiémont que jai cité ci-dessus, et je crois lavoirfait victorieusement. Du moins , ni le comte Napionealors vivant, ni aucun de ceux qui partageaient sesopinions, nentreprirent de répondre aux preuves

car, à la faveur de ces expressions, on veut larbitraire, les par-tialite's , linquisition dans les familles, lintervention dans les in-térêts privés, et toute sorte dabus. Qui est père plus que Dieu ,quà juste raison on appelle le père des miséricordes? Eli bien! ilne règle le monde que par des lois générales. Le temps des mi-racles, qui seraient ses lois particulières ou ses rescrits, est passéou à peu près passé ( je dis à peu près , car je ne veux pas entreren contestation, ni avec la cour de Rome, ni avec des théologiens).Il en doit être de même des rescrits des princes par rapport auxaffaires privées.