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ARIST ARQUE
longue suite de princes qui occupèrent letrône pendant mille ans, et dont le derniervivait encore à peu près au lems de la guerrede Troie (i). Mais ils convenaient que leurpremier roi se nommait Ægialéc que l'on ditavoir été frère de Phoronée , roi d'Argos , etfils de l’égiptien Inachus (2) ; en sorte que c'estévidemment à lEgiptc que le Péloponnèsea dû sa civilisation.
La prétention des Sicioniens 11'en attestepas moins une grande ancienneté , et l'exis-tence de quelque historien de leur pays, quidans des tems reculés accrédita ces fables parses récits. On n'en connaît point d'autrequ’Aristarque de Sicione, et comme Pline leplace entre Périander et Eudoxc , en suppo-sant que cet historien ait vécu à Sicioneaprès le siècle de Périander , on peut le sup-poser contemporain de Clisthènes , qui, sui-vant Aristote, se fit adorer par ses vertus etredouter par son courage dans cette petite
CO Castor, apud Eusebii Chronicon, lib. I , p. II,Amstelodami, i 658 ; apud Sj-ncelli Clironograpbiam,Parisiis, 1652,^.97; Pausauias, Lipsiœ , 1696, lib.2 , cap. 5; etMarsham, Chronicus Canon, Londini,1672, p. 16 et 336 .
(2) Clément d’Alexandrie, Stroma I.