9 o A R I S T A R Q U E J
Le traducteur (i) fait ici une observation jnécessaire à lire ; c’est que l’archonte prépa-rait les procès avant qu’ils fussent jugés; il in-terrogeait les parties , et l’on écrivait leursréponses. Voici probablement ce qui avaitengagé celui qui parle , à donner à sa mèrele titre de sœur d’Aristarque. « Le second33 Aristarque, » pouvait-il dire, « adopté par3> le premier, est son fils adoptif; ma mère3) est fdle de ce premier Aristarque , donc3> elle est sœur du second. » C’était reconnaî-tre implicitement l'adoption qu'Isée va nier.Reprenons le discours que l’orateur met dansla bouche de son client :
« Mon objet est d'examiner si· (le jeune)
3 ) Aristarque a donné ce qui lui appartient>3 ou ce qui ne lui appartient pas : examen33 légitime , puisque la loi qui permet de dis-33 poser de son bien en faveur de qui l’on33 veut , ne rend personne maître du bien33 d’autrui. Si donc vous daignez m écouter33 avec bienveillance, je vous prouverai d’a-33 bord que dans le principe , la successiou33 dont il s agit, était le patrimoine de ma
(r) I.es Orateurs Athéniens , traduits par Auger,Paris, 1792 , p. 409. j