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DE C I R 0 N I D E S.
» leur titre , et non chasser de son patrimoine,
» avant un jugement, la fille du premier Aris-« tarque, ma mère? Il ne suffit donc pas à» Xénénètc d’avoir dissipé dans des débau-» ches infâmes les biens d’Aristomène, s’il ne» dissipe encore aussi honteusement les nô-» très. Pour moi, quoique je n'aie qu'une for-» tune modique, j'ai marié mes sœurs en leur» donnant la plus forte dot que j'ai pu ; je me» comporte avec sagesse , je m'acquitte de ce» qui m’est ordonné par l’état, et je me trouve» dans toutes vos expéditions. Je vous prie» donc, Athéniens, de ne pas me frustrer du» patrimoine de ma mère. Je vous ai prouvé» que Cironidès , père des parties adverses ,» a été adopté , qu’il n’est pas revenu dans la» maison paternelle, que le père de Cironidès)> et de ma mère , a laissé la succession à sou» fils Démocharès , que celui-ci est mort en-a fant, et qu’après lui la succession tombait
à ma mère. >3
Tel est le plaidoyer d'Isée qui est clair,précis, et dont l’exposition est d'autant plusadroite quelle paraît fort simple. Il méritaitle succès qu’il a sans doute obtenu. La guerrede Corinthe dont il y est question, est cellequi eut lieu lorsque les Corinthiens, ayant