POUR A RIS T A N D R E. 109Strahon, Mêla, etc., disent que c’était uneville de Licie.
Ce même Aristandre accompagna Ale-xandre dans ses expéditions, et lui servit dedevin et de sacrificateur; c’était le Calchasd Alexandre; et de tous les devins qui sui-virent ce prince, c’était celui dont on res-pectait le plus les prédictions ( 1 ). La ma-nière dont il avait interprété le songe du roiPhilippe, marquait un homme d’esprit quivoulait éloigner de l'imagination du prince ,toutes les idées fâcheuses que l'explicationdes autres devins avait pu y faire naître.
Ce songe a eu lieu l'année qui précéda im-médiatement celle de la naissance d’Alexan-dre ou cette année même, mais plus vrai-semblablement l’aimée précédente , parcequ’il paraît que la grossesse d Olimpias étaitrécente. Ce sera donc l’an 555, et l’on peutprésumer qu'une ville où l’on naît devinn’exige pas plus de 5o ou 40 ans pour l’âgequ'avait alors Aristandre. Comme il survécutà Alexandre, je ne lui donne cpie 5o ans, etil sera né l’an 585, un an avant Aristote. Iticnn'empêche donc que son fils, sur l’âge duquel
(1) Quinte-Cnrce , livre 5 , chapitre 4.