D’AMDRACi E.
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siens et les allie's se partagèrent en trois corps,et marchèrent vers Stratos , pour établir leurcamp à la vue de la place, et être prêts à for-mer l'attaque des murailles, si l’on ne sc ren-dai t pas à leurs insinuations.
Les Cliaoniens et les autres barbares oc eu-
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paient le centre ; les Leucadiens, les Anacto- ^
riens et le reste des alliés étaient à la droite ;
Cnémos , avec les Péloponfiésieus et lesAmbraciotes , formait la gauche. Ces troiscorps étaient à de grandes distances les unsdes autres , et quelquefois même ils ne sevoyaient pas. Les Grecs s’avancaient en bonordre, et se tenaient toujours sur leurs gardes,jusqu'à ce qu'ils trouvassent à camper dansTin lieu bien sûr. Mais les Cliaoniens , pleinsde confiance en eux-mêmes , et fiers de lahaute réputation de valeur dont ils jouissaientdans cette partie du continent, n’eurent pasla patience de choisir un camp ; il firent unemarche précipitée avec les autres barbares ,dans l’espérance de prendre la ville d'emblée,et d’avoir la gloire de cette conquête. LesStratiens, instruits de leur approche , senti-rent que s’ils pouvaient les battre pendantqu’ils étaient seuls , ils auraient ensuite moinsà craindre de la paî t des Grecs. Ils leurs dres-
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