D’AMBRA CIE. i3itôt la jalousie d'Olimpias ; cette passion n’apas toujours sa source dans la tendresse ; lavanité, l’ambition peuvent y avoir part. D’unautre côté , s'il faut en croire Justin, Philippeavait aussi ses motifs de mécontentement.Jupiter , disait-on , n'était pas le seul rivalgu'Olimpias lui eût donné. Cette princesse futdonc répudiée , et Cléopâtre , nommée pard’autres Euridice, fut choisie pour remplir saplace. Attale , oncle de la nouvelle reine (i) ,s’étant oublié dans l’ivresse pendant le festinnuptial, au point d’exhorter les Macédoniensà demander aux Dieux un héritier légitimede la couronne, Alexandre, fils d'Olimpias ,lui jeta une coupe à la tête ; Philippe courutsur lui l’épée à la main ; mais s’étant laissétomber, son fils s’écria : « C’est donc là celui» rjui veut conduire les Grecs d’Europe en» Asie, et qui ne saurait passer d'un lit à un» autre ! » Après ce trait d'insolence ( 2 ), le filsse retira en Illirie, et emmena sa mère Olim-pias en Epire auprès de son frère. Démaratede Corinthe trouva bientôt le moyen de ré-concilier le père et le fils. Il était ami du roide Macédoine , et l’étant venu voir, Philippe
(1) Plutarque, vie d’Alexandre.
(2) Mémoire de Nicolay, p. 346.