D’AMBRACIE. i35croire l’événement où se trouve mêlé le nomd’Aristarque d’Ainbracie, qui fait le sujet decet article. Le passage que je vais rapporterest tiré de Diodore de Sicile (i).
L’an 555 avant l’ère chrétienne, Alexandrequi venait de monter sur le trône de Macé-doine après la mort de son père , eut pourl’administration de son royaume, des atten-tions qu’on n’aurait pas attendues de lui : carcomme il était extrêmement jeune , plusieursse défiaient de sa prudence. Les Ambracio-tes , à la persuasion de leur concitoyen Aris-tarque, chassèrent la garnison que Philippeavait placée dans leur citadelle, et se réta-blirent dans le gouvernement monarchique.Alexandre persuada aux Ambraciotes , parune ambassade d'amitié , qu’il avait déjà ré-solu de leur rendre la liberté à laquelle ils as-piraient.
Diodore qui, comme la plupart des anna-listes, néglige souvent de lier la suite des évé-nemens qu’il rapporte et dont nous n’avonsd’ailleurs l’ouvrage qu’incomplet, ne parleplus de cet Aristarque ; et si Alexandre tint
(i) Livre J7, rhap. i3 dans l’édition de Wesseling,
et i dans la traduction française.
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