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ARI ST ARQ UE» the avec son époux ; elle a partagé les» malheurs publics. Vous qui prétendez être» homme (je doute fort, moi, que l'on vous» doive ce nom ) , accusé d’avoir abandonné» votre poste à la guerre, vous n’avez échap-» pé qu’en donnant une somme à Nicodême ,» votre accusateur , pour lui fermer la bou-» che. C’est ce même Nicodême que vous» avez fait périr de concert avec Aristarque ;» et les mains souillées de son sang, vous pa-» raissez encore sur la place publique. »Plus bas, Eschines, dans le même discours,s'exprime ainsi en continuant de s’adresserà Démosthènes : « \ ous êtes entré dans la» maison d’Aristarque fils de Moschos, mai-» son alors heureuse et florissante, vous l’a-» vez ruinée. Vous vous êtes fait donner par» Aristarque exilé , trois talens qui auraient» été pour lui une ressource dans son exil.» Vous vous disiez cependant l’ami de ce» jeune homme distingué par sa beauté : mais3) vous ne l’aimiez pas, puisqu'un méchant» homme ne peut véritablement aimer. C est» à ces marques et à d’autres semblables ,» que l’on reconnaît un traître. »
A l’exemple d’Eschines, et assez long-temsaprès lui, Dinarque, la seconde année de
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