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aux portes, afin de les empêcher de sortir.Ces motifs ajoutés à la charge de l’entretienet du logement de ses satellites , firent naîtredans le cœur des Tarentins un repentir tardifde s’être donné non un associé , mais un maî-tre. Pirrlius craignant que ces sentiinens neles ramenassent aux Romains, envoya sousdivers prétextes à son fils en Epire une partiede ceux qui étaient les plus propres à l’admi-nistration de la république et qui avaient leplus de crédit parmi le peuple ; l’autre partie,il la fit secrètement disparaître. Mais il seconcilia Aristarque, l'homme d’entr’eux leplus éloquent et le plus puissant, afin que lafamiliarité dont il jouissait près de lui, le ren-dît suspect au peuple. Comme il vit cepen-dant que cet homme ne perdait rien de saconsidération, il lui ordonna d’aller en Epire ;mais Aristarque feignant d’obéir, monta surun vaisseau, et partit pour Rome.
C’est tout ce que Zonaras dit d’Aristarque ,et Sigonius (r) l’a copié mot pour mot. Nousne pouvons donc que conjecturer que les con-seils d’Aristarque furent vraisemblablement
(i) Historiée Romance scriptores, Francofurdi, l588.Carolus Sigonius, p. 96 .