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îe caractère. C’est , dans la peinture , donner de la force aux cou-leurs, aux teintes.
FORTIN , f. m. Lat. Caflellum , It. Fortino , Esp. Fortc\uelo ,Ang. Fortlet-, Ail. Kleine j change. Petit fort.
FORTIN! , ( Benoit) Peintre , élève de Chiavistelli, peignoir debon goût PArchitecture. à fresque, les fleurs & les fruits 5 il avoircoutume de peindre cequ’il avoir appris de Barthélemi Bembi, aveclequel il avoir demeuré quelque rems.
-— ( Joachim ) Sculpteur , frère de Benoît, fut assez estimé :
on voir deux statues &r des bas-reliefs de fa main , dans l’Eglisc deSaint-Philippe de Néri, à Florence.
FORTUNE, f. f. Lat. It. & Esp Fortuna , Ang. Fortune , Ail. Gluck.Divinité aveugle, bifarre Lc capricieuse , qui, félonies Païens, prés doità tous les événemens, & distribuoit à fa fantaisie, les biens & les maux.On la représente ayant un bandeau fur les yeux , un pied en Pair, 8 cl’autre posé fur une roue : quelquefois on lui donne aussi des ailes.
FORURE, f. f. est le trou percé dans la tige d une clef, dans le-quel entre la broche , lorsqu’on fait entrer la clef dans la serrure. Ily en a de différentes formes, suivant la figure de la tige ôc de la broche.Voye1 PI. LXII, fig A, B , C , D , Ej la première A , est en étoile ;la seconde B, en treille j la troisième C , en triangle ; la quatrième D,en quarré 5 la cinquième E , en cœur.
FORZONI, ( Gaspard ) de Lucques , Sculpteur, vint à Gênesen 15505 il sculpta en bois, en plâtre & en pierre , divers festons,feuillages & figures; il fut d’un grand secours aux Peintres, car il leurfit de très-beaux modèles en plâtre , qui servent encore aujourd’hui àl’Académie. II possédoit très-bien aussi l’architecture , & Penseigna àLucas Cambiesi.
FOSSE, ( Charles de la) fils d’un Orfèvre de Paris, où il est né en1640 , & mort en 171 6 5 il fut élève de le Brun, dans l’Ecole duquelil se rendit capable en peu de rems. Il ne Papas imité dans l’élégance& la correction du dessin , ni dans la grandeur & la noblesse de la com-position 5 mais il l’a surpassé dans le coloris & dans les effets. Ayantobtenu la pension du Roi , pour aller en Italie , il y étudia lesouvrages qu’on admire à Rome & à Venise 5 les chefs-d’œuvres de Ti-îiano & de Paul Véronèse, furent ceux auxquels il s’attacha le plus 5c’est là qu’il acquit cette magie des tons, cette pâte de pinceau , cettevaleur des couleurs locales , ce ragoût & cette harmonie qu’on trou-ve dans ses ouvrages : son intelligence dans le clair-obscur, le faitmettre au rang des meilleurs Coloristes. Il a aussi excellé dans la fresque.Ses figures font ordinairement un peu courtes, & ses draperies mal
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