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Tome second.
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GIL, (Philippe) né à Valladolid en Espagne , Peintre , mort en1674, âgé de 60 ans. II étudia la peinture dans l’école de JeanVander-Hamen , en Flandres j de retour dans fa patrie , riche enconnoissances 8c en savoir, il peignit assez bien à l’huile 8c à fresque,8c fit des portraits non-seulement ressemblans , mais d un bon em-pâtement de couleurs 8c d’un excellent dessin,

GÍLARDI , (Pierre ) né à Milan en 1679 , de Anatolo de Bru-xelles, Joyalier, Peintre en émail, Amateur de la peinture , 8c fidèlecamarade de Salvator Rosa. Ce jeune homme , protégé du MarquisCésar Viscomti, Comte de Gallerate, eut pour Maîtres, à Milan , Fré-déric Blanchi 8c Paul Cazzanica 5 à Bologne , Marc-Antoine Frances-chini 8c Jean-Joseph dal Sole , sous lesquels il donna les plus grandesespérances , 8c devint en esset, à Milan, un bon Coloriste 8c un grandDessinateur.

GILARDINO, ( Melchior ) de Milan, mort en 167;, Peintre,élève, gendre , 8c héritier de Jean-Baptiste Crespi, acheva plusteursouvrages restés imparfaits par la mort de son Maître , 8c en fit dansplusieurs Eglises , de son invention , qui méritèrent des louanges, par-ce qu’on y trouva le goût 8c la manière de son maître. II eut tant degóut pour les ouvrages de Caliot, qu’il grava , à l’eau-forte, plusieursbatailles 8c sujets d’histoire dans son goût. Il laissa un fils qui peignoirbien les batailles 8c les figures,

GILLINGER, de Berlin, Peintre du Grand Electeur de Brande-bourg, a peint fur toile 8cà fresque, plusieurs morceaux dans lé styled’Antoine Vandyck 5 mais il a eu plus de réputation par ses écrits, quepar son pinceau.

GILLIS , d’Anvers. Voye% Coignet.

GILLOT , ( Claude ) Peintre 8c Graveur , né à Langres en 1673,mort à Paris en 17x1 , fils d’un Peintre dont il apprit les premiersélémens du dessin ; il se perfectionna ensuite à Paris , fous Jean-Bap-tiste Corneille. II se forma une manière unique 8c qui lui étoit propre,8c eut une abondance de génie singulière dans ses compositions 5 il réuf-stssoit parfaitement dans les figures grotesques, les faunes, les satyres,8c fut fort employé pour les décorations de l’Opéra de Paris. Il fut reçuà l’Académie en 1715. On trouve beaucoup d’esprit, de finesse Scdégoût, mais peu de correction dans ses dessins; les extrémités deses figures font trop maniérées ; il a gravé quelques planches à l’eau-forte , avec assez de liberté, 8c on a beaucoup gravé d’après lui.L’œuvre de ce Maître contient près de 400 morceaux.

GIMER, (Jacoe) Flamand , Peintre paysagiste , qui eut de la ré-putation.