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Tome second.
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Italie, oíi il se mit à Rome, sous la discipline de Bourguignon, qu iLégala dans Part de peindre les batailles, & qu’il surpassa par le bouillant ducoloris, dont il prit le goût en passant à Venise ; il y étudia d’après les plusgrands Peintres, Sc réussit à les imiter dans la force, le mouvement, lefracas Sc les beaux effets j il n'avoit jamais suivi les armées 5 mais son heu-reux génie suppléoit à tout ce qu’il n’avoit pas vu , Sc la grande con-noiffance qu’il avoir de l’histoire , le mettoit au-dessus des Peintresordinaires de batailles Sc de portraits : on volt à Notre-Dame deParis, un Saint-Jean dans le désert de la main de ce maître 5 plusieurstableaux à i’hôtel de Toulouse, aux Invalides, à Versailles, Scc. Ilmanioit le burin Sc la pointe avec la même hardiesse que le pinceau ,& a gravé plusieurs estampes avec beaucoup d’intelligence & d’esprit.H a laissé deuxenfans , Paîné Charles, Peintre, le cadet mort à Sainc-Malo, Ingénieur en chef, Sc Chevalier de Saint-Louis. Il a eu pour élè-ves François Sylvestre, Sc deux de ses neveux Ignace Lc Pierre Parrocel.

-( Ignace ) né â Avignon, fils aîné de Louis, élève de Joseph II,

s’attacha à peindre les batailles dans fa manière , Sc mourut en 172 z.

-( Pierre) né à Avignon, z c fils de Louis, élève de son oncle

Joseph II, & de Charles Maratti, mort en \ 739, âgé de 55 ans, a beau-coup exercé la peinture dans le Languedoc , la Provence, Sc le Com-tat Venaiffin. On volt, dans la chapelle des Pénitens blancs à Avi-gnon, trois grands tableaux de fa main , représentans la Pêche mira-culeuse , une Résurrection Sc une Ascension , dont il presenta lesesquisses à l’Académie Royale , qui le reçut au nombre de sesAgréés. L’ouvrage le plus considérable qu’il ait fait , est 1 Histoirede Tobie en 1 6 tableaux, dans la galerie de l’hotel de Noailíes, aSaint-Germain-en-Laye , & son chef-d'œuvre est le Couronnement dela Vierge par l’Enfant-Jesus , dans l’Eglisc des Religieuses de Sainte-Mâ~de à Marseille.

- (Charles ) fils aîné de Joseph II Peintre, né à Paris

cn r 68^ , mort au même lieu en 1751 , fut élève de son pere , Scex cella dans le même genre de peindre les batailles 5 il s engagea dansà Cavalerie, pour avoir occasion d’étudier d’après nature, les particu-larités relatives à son talent. Personne n’a dessiné les chevaux Sc lesêvénemens militaires avec plus de goût, de fermeté & denthousiasme’,^ o’y a mis plus de vérité que son père > il eut la gloire de peindre les^°nquêtes de Louis XV , Sc plusieurs de ses tableaux ont ete exécutesa fa manufacture des Gobelins, où le Roi lui avoir donne un logement^ l'avoit gratifié d’une pension ; ceux qu’il fit à l’occasion de len-tre e de l’Ambassadeur Turc, font justement admires des connoisseurs,^ font regardés comme des chefs-d'œuvres. Il est mort Professeur deì Académie Royale de Peinture Sc Sculpture. ^ ^ o ij