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Tome second.
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P L A

fur laquelle on établit une batterie de canons ou mortiers.

--—Est, dans F Artillerie , f arrangement de quelques pièces

de bois fur la terre , qu on recouvre ensuite de madriers , pour pla-cer les pièces de canons ou mortiers, Se les manœuvrer avec plus defacilité : on en pratique fur les remparts 6c dans les batteries desíìéges. Voye% PI. LXXX, 6g. i & ii.

PLATINE , f. f. Lat. Lamina , It. Piaflra , Efp. Plancha , Ang .Round copper-plate , Ail. Platte. Se dit de toute plaque de métal,fur laquelle on attache quelque chose : telles font la platine d’unverrou , d’une arme à feu, &c.

PLATRAS, f. m. Lat. Rudus , It. Rottami. Matéraux provenansde la démolition d’ouvrages qui avoient été construits en plâtre.

PLATRE, f. m. Lat. Gypsum , It. Gejso , Efp. Yejso , Ang. Par-get , Ail. Gyps. Pierre qu’on tire des entrailles de la terre , qu’onfait cuire dans un four à feu égal Sí modéré, qu’on réduit ensuite enpoudre, & qui étant gâchée avec de l’eau , sert de liaison aux ou-vrages de maçonnerie : on l’emploie auffi seul pour les languettes decheminée, pour les enduits, ravalemens, &c.

II y en a de deux sortes , Pune est dure , blanche, & renfermebeaucoup de sels luisans au soleil ; 1 autre estgrisâtte & plus tendre :Pune ôd’autre se cuit dans les fours, mais les Plâtriers préfèrent la se-conde , parce qu’elle consomme moins de bois.

On se sert de cette pierre crue dans les environs de Paris, où ily a beaucoup de carrières, pour la construction des murs de clôtu-re & des bicoques, mais elle est exactement prohibée pour les bâ-ti mens de la ville. ^

Les Plâtriers sçavent par Phabìtude » le degré de cuifíon qui est né-cessaire ; mais les Maçons connoissent qu’il est bien cuit, quand étantgâché avec de Peau , ils sentent entre les doigts une eipèçe d’on-ctuosité, qu’ils appellent amour ; quand au contraire il est trop outrop peu cuit, il est rude , & ne tient point à la main.

On doit Pemployer promptement, car s’il est gardé long-tems, ouqu’il soit exposé au grand air, au soleil, ou à Phumidité, il s evente& se gâte. Pour le garder quelque-tems, il faut le renfermer dans destonneaux, & les placer dans un lien sec, celui du milieu du fourest communément le meilleur & qui est cuit le plus à propos.

Quoiqu’on puisse Pemployer dans toutes les faisons , il est cepen-dant de la bonne économie de ne Pemployer que dans les faisons oùh peut avoir le tems de sécher, ou comme disent les Ouvriers, de seressuyer : car les ouvrages en plâtre , faits à la fin de l’Automne &dans l’hiver, sont de peu de durée, ôc sujets à tomber par éclats ,