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Tome second.
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POUSSER , v. a. Lat. Movere , Ic. Muovere , Esp. Pujar> Ang.To push. Se dit d un mur qui fait ventre , qui est bouclé : on ditqu’il pouffe au vuide.

-C’est aussi tailler des moulures dans de la pierre dure,

dans du plâtre , à la main, avec le ciseau &í la gouge.

-C’est, dans la menuiserie, former des moulures avec des

rabots à moulures, ou les faire à la main dans les parties ceintrées.

--Se dit en peinture des couleurs qui ternissent 1 éclat Le la

fraîcheur de celles avec lesquelles elles font mélangées.

—- au noir ; se dit aussi des couleurs qui par le laps de

tems, ou qui ayant été mal broyées, ou trop tourmentées en lescouchant, deviennent brunes j cela arrive principalement à la terred’ombre , la terre de Cologne, aux orpins , &c.

POUSSIER, f. m. Lat. 'Pulvisculus , It. Polvere , Efp. Cisco }Ang. Coal-dufl , Ail. Kohlen-ftaub. Est la recoupe des pierres écrasée& pastée au tamis , dont on sert pour fairé du badigeon.

-C’est aussi du charbon de bois écrasé & passé au tamis ,

dont on fe sert dans les compositions d’artiíìce.

POUSSIN, ( Nicolas) Peintre, né à Andeli en Normandie , en1594, mort à Rome le 25 Novembre i 665 , eut une inclinationnaturelle pour le dessin , dont on voulut inutilement le distraire ;cette passion s’étant augmentée, à 18 ans il vint à Paris fecrettement,Lc entra chez Ferdinand, Peintre en portraits , oìi il resta peu detems •, puis chez TAllemand, où il resta encore moins de tems. Sen-tant qu’il ne pouvoit savancer dans de telles Ecoles , il partit pourRome , où il eut assez de peine à subsister dans les commencemens ,niais où il ne cessa de copier les tableaux des grands Maîtres & lesstatues antiques j il s’appliqua même à modeler : aussi voit-on dansfes ouvrages de l’élégance , de la délicatesse , de l’expression , de lanoblesse & de la fierté dans fes airs de tête, un beau choix de drape-ries. II lui a manqué d’entendre le clair-obfcur , mais il n’a pastnoins bien réussi dans le paysage que dans l’histoire. La réputationS u ’il s’étoit fait à*Rome , fut cause que M. des Noyers, Sur-Inten-dent des Bâtimens fous Louis XIII, lui écrivit , de la part du Roi,de revenir en France ; à son arrivée , il fut nommé Peintre du Roi,qtii lui donna une pension annuelle & un logement tout meublé^ux T huilleries 5 il fit quelques tableaux pour Fontainebleau. Apresla mort de ce Prince il retourna à Rome , où il travailla beaucoup,St où il mourut. Aucun Maître n’eût la gloire de le former, & il n’aRit aucun Elève. Ses principaux ouvrages en France, font :