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PROMENADE
ours . je continuai mélancoliquement ma rou-te. Candide me revint en mémoire : Pan-gloss sans nez, et le paysan sans argent,ne me réconcilièrent pas avec l’hypotliése dumeilleur des mondes possibles.
En quittant Crellingen le chemin cesse d’ê-tre aussi resserré entre les rochers, et l’onarrive par une assez bonne route au châ-teau de Zwingen , autrefois la résidence duBailli de Lauffen.
Cette propriété vendue depuis peu à vilprix (6.) formait anciennement un fief desnobles de Ramstein , qui lors de l’extinctionde cette famille a été réuni à l’Evêché. Lespiétons parviennent au château par deuxponts de bois fort délabrés : l’entrée des voi-tures est du coté de Lauffen. Au centre desbâtimens est une grosse tour, dont l’archi-tecture rude et barbare, inspire encore au-jourd’hui un sentiment de terreur. Le rez-de-chaussée des bâtimens qui l’environnenta été converti en cabaret, et les étages su-périeurs en logement de maître. Du hautde la tour, on jouit d’une vue aussi variéequ’étendue , l’œil se plait à suivre les nom-breux méandres du torrent de la Lisel , quiVient du côté de Beinweil , canton de Soleure ,
passe