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PROMENADE
chappaient des urnes de leurs Noyades , réu-nies sous un beau groupe d’arbres, où monimagination se les figurait négligemment cou-chées entre les verds buissons et les mous-ses jaunâtres , festonnées en guirlande sur lasurface des rochers au pied de la montagne.(Voy. le dessin.) Le verd foncé de ces épaisbuissons et les teintes chaudes et dorées deces belles mousses, formaient le plus pitto-resque contraste avec les ondes argentinesde ces cascatelles. Pour animer cette scène,et faire tableau, un petit troupeau de chè-vres était en mouvement continuel pourgravir ces rocs escarpés. Se fixant etbondissant même avec l’agilité et l’audace,qui caractérise les chèvres montagnardes ;sur les rebords et les saillies les plus étroi-tes et les plus hazardeuses des rocs; elles nousregardaient du haut en bas, et leur museaunaturellement goguenard paraissait nous dire:Essayez d'en faire autant! La nature, pré-voyante dans ses dons, avait dressé pour el-les au bord des précipices, au milieu des»ronces et des épines, un abondant repas.
Tout-à-coup ce défilé finit brsuquement.La montagne de Romont très-élévée à lagauche, et celle de Moutiers à droite; se