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Tome II.
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PITTORESQUE.

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ger. Voici quel fut lordre de la marche denotre Caravane. Mon peintre aux jambes, decerf, courait devant nous comme un lévrier,en sautant dune pierre à lautre. Venait en-suite le meunier muni dune planche , pourservir de pont aux passages scabreux, Je sui-vais notre pontonnier dun pas grave et cir-conspect -, masquant sous une contenance re-cueillie quelques dispositions moins héroïques.Le Ministre Baillif fermait la marche, commeAumônier de larmée ; méditant peut-êtreéventuellement notre oraison funèbre en casde malheur.

La traversée du ravin formé par les eauxde la Sortie , avait dix à douze pieds de lar-geur, sur une longueur de près dune demi-lieue. Dès ses premiers pas, on napperçoitque des objets allarmans ; et pendant toutesa roule, il faut se passer de la vue du ciel.La lumière dun jour plus triste que les ténè-bres mêmes, ne dardait quà regrets ses fai-bles rayons, à travers une voûte obscure,formée par les branches de noirs sapins.Dépais buissons et des rocs sourcilleux horsde leur à-plomb , étaient suspendus sur nostêtes comme lépée de Damoclès. A nospieds, détroits rebords de rochers, encom-K a