INTRODUCTION.
ô
suite d’années et d épreuves malheureuses n’eûtfini par accorder toutes les opinions sur l’insuf-fisance et l’infériorité de la fortification.
' L artillerie ayant pris, dès les premièresépreuves qu’on en fit contre les places deguerre, une supériorité décidée sur tous lesmoyens défensifs usités dans les temps anté-rieurs, et nécessité la création d’un art nou-veau pour la fortification, il étoit naturel quecet art, si dispendieux dès sa naissance dans sesmoyens d’exécution, fit des progrès bien lents,tandis que les moyens d’attaque, suivant unemarche plus rapide, acquéroient un ascendanttoujours croissant. Maintenant que ceux-cisemblent être arrivés à des limites difficiles àdépasser, et qu’on peut calculer avec assezd exactitude toute l’étendue de leur efficacité,il devient indispensable de trouver et de leuropposer des obstacles mieux proportionnés:mais comment espérer que de légères modifica-tions au système bastionné, sur lequel on a silong-temps et si habilement travaillé, puissent