DE FORTIFICATION RÉGULIÈRE.
3i
la seconde ou à la troisième parallèle que ces feux,prenant les tranchées et les batteries plus oblique-ment, peuvent devenir nuisibles. Malheureusement,à cette époque, ils sont la plupart du temps presqueéteints par la supériorité que donne aux batteriesassiégeantes, non seulement leur action concentrée,mais le tir d’enfdade, par lequel elles tourmentent,tous les ouvrages. Gomment, après ces épreuves con-stantes, ne pas convenir que la fortification ne sortirade l’état d’infériorité dans lequel elle se trouve, quelorsqu’on aura employé des moyens qui la garantissentcontre les ravages du tir à ricochet?
L’idée la plus simple qui s’est présentée pour palliercet inconvénient, et la seule possible à exécuter dansune place déjà construite, a été d’élever des traverses;mais l’insuffisance de cette ressource doit forcer derecourir à d’autres procédés. Montalembert, dans lecours du dernier siècle, avoit proposé dans cette in-tention le système casemate, qui nous paroît avoirbesoin de la sanction de l’expérience.
Une troisième invention consiste à construire desouvrages avancés pour dérober le prolongement desfaces et, rompant le ricochet, en préserver les ou-vrages situés en arrière. L’application que Cormon-taingne en a faite sur des fronts à peu près en lignedroite, est restée sans utilité pour la fortification ré-