ESSAI D’UNE NOUVELLE METHODE
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feux des flancs qui doivent empêcher le passage; car,au moment de livrer l’assaut, ces flancs sont écraséspar une contrebatterie placée à l’extrémité opposéedu fossé, et tourmentés en même temps par les autresbatteries qui ont action sur eux; de sorte que l’on nepeut compter que sur les pièces masquées de cesflancs, s’il en existe; mais quelques coups de canon,auxquels s’attendent les assaillants, arrêteront diffici-lement une colonne qui n’a pas une longue distanceà parcourir pour se trouver au haut de la brèche. Ilest d’ailleurs à peu près impossible de réunir sur unflanc de vingt toises la défense de la mousqueterie àcelle du canon, et l’on est réduit à la protection del’une ou de l’autre de ces armes.
Si les fossés qui sont devant les bastions, sontfoiblement défendus par les flancs, ceux de la demi-lune sont encore bien plus mal protégés par la face dubastion, contre laquelle l’ennemi oppose depuis lecommencement du siège des batteries qui la prennentdans tous les sens, et, dont le feu est complettementéteint, au moment où s’effectuent la descente et lepassage du fossé. Il n’est pas besoin d’un long examenpour voir que les systèmes de Vauban et de Cormon-taingne qui sont encore les plus généralement suivis,ne satisfont en rien aux différents points contenusdans cette cinquième proposition.