DE FORTIFICATION RÉGULIÈRE. yl
pas en prise au ricochet, (ployez planche IV.) Labatterie à ricochet B, placée à trois cents toises sur leprolongement d’une face, seroit elle-même exposéeà être prise en rouage, et fort tourmentée à causede son rapprochement du front n° 5, qui, éloignédes attaques, conserve toute la liberté de son feu.D’ailleurs la lunette, dont l’élévation est égale à celledu ravelin, rend incertain et empêche le tir à rico-chet. Deux moyens se réunissent donc ici pour pré-server de l’enfilade un dehors de la place.
Si l’assiégeant vouloit, en dépit des désavantages deposition, établir sur les flancs de cet ouvrage des bat-teries d’obusiers,pour tirer au-dessus de la lunette dansle ravelin, il ne lui seroit pas possible d’en prendre leprolongement, de donner une direction à ses pièces,ni de juger l’effet de ses coups.
Cet ouvrage, qui ne seroit pas ricochable, et dontl’armement est de quatorze canons, sera un puissantobstacle aux approches de l’assiégeant, et d’un grandsecours pour la défense. Sa situation est trop en ar-rière pour être en butte aux premières insultes del’assiégant, mais néanmoins encore assez avancée pourl’incommoder sérieusement, et pour défendre mêmepar la mousqueterie le terrain en avant du glacis dela place d’armes avancée, dont il n’est éloigné quede cent toises.