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Descendant au rez-de-chaussée, on trouve unesalle qui probablement était autrefois une salle àmanger, aujourd’hui sans autre décoration qu’unemagnifique cheminée enrichie d’arabesques d’unefinesse admirable. Sur le manteau on voit sculptésle porc-épic de Louis XII et l’hermine d’Anne de Bretagne . De la réunion de ces emblèmes on peutinduire que la maison n’est pas antérieure à 1 5ooni postérieure à i5i2.
Presque toutes les maisons du moyen-âge ontdeux ou plusieurs portes donnant sur des ruesdifférentes. C’était une pratique prudente, et jecrois d’une fréquente utilité dans ces temps ora-geux. Ici un passage en pente, voûté, conduit à laporte de derrière. La voûte est doublée de nervuresqui pénètrent les parois latérales. Bien que beau-coup moins orné, le derrière de la maison estencore d’une élégance remarquable; mais on nepeut s’y arrêter lorsqu’on vient de voir la façadeprincipale.
J’oubliais de mentionner des escaliers en héliced’une hardiesse et d’une légèreté surprenantes,partout ornés de figurines en consoles exécutéesavec la perfection qui caractérise toute l’ornêmen-tation de l’hôtel.
Cette charmante maison appartient à la -ville,qui vient d’y établir une école de filles dirigée pardes sœurs bleues. S’il faut féliciter le corps muni-cipal de Bourges , d’avoir voulu conserver un