184
CONQUES.
gigantesque. C’est encore sainte Foy, à ce que jesuppose. Deux légendes se lisent au-dessus de cettepartie du bas-relief; l’une tracée sur le cordon quisépare la seconde zone de la troisième, l’autre surles rampants du fronton; les voici : SIC DATURELECTIS AD CELIGAYDIA cunCTIS _ GLORIAPAX REQUIES PERPETVVSQ DIES = CASTIPACIFICI MITES PIETATIS AMICI—SIC STANTGAVDENTES SECVRI NIL MET VENTES.
Au centre de cette zone, précisément sous lespieds du Christ, un ange et un diable pèsent lesâmes : le diable a l’air très fripon, et chercheévidemment à rendre sa part meilleure.
En opposition à la porte du paradis, le sculpteura placé celle de l’enfer ; c’est une gueule mons-trueuse, où un diable pousse les damnés. On voitensuite sous un fronton, correspondant à celui desélus, un diable énorme, c’est, je crois, Satan enpersonne, assis sur son trône, avec un damnésous ses pieds en guise de tabouret. Il est entouréde ses ministres et des impies qui expient leurscrimes par différents genres de supplices. On re-marque, englouti par la gueule diabolique, un che-valier tout armé, précipité avec son cheval, quis’abat, et le renverse la tète la première. A côté, undiable, tenant une harpe, qui entonne quelquechose dans la bouche d’un malheureux pécheur ( i );
(i) On a voulu , je pense, montrer le supplice réservé auxjongleurs dont la bouche n’a fait entendre que des chantsprofanes.
12