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vergne et le Velay , n’ait donné l’idée de ce systèmed’incrustations et de mosaïques, qu’on observe ail-leurs dans les pays où se rencontrent des circon-stances semblables ou analogues. Mais quelle estla date de ce système dans les provinces que je viensde nommer ? Il est difficile de la préciser. Seule-ment, on peut dire avec assurance que les incrus-tations colorées, appliquées à l’ornementation ex-térieure des surfaces lisses , accompagnent assezconstamment le style bysantin fleuri, et cessentà l’apparition du style gothique. Dès le milieudu xi e siècle, elles sont fréquentes dans le Yelayet l’Auvergne ; je n’oserais affirmer qu’elles nesaient pas beaucoup plus anciennes, et les cu-rieuses archivoltes du théâtre de Mande ure (Doubs )prouvent que ce moyen de décoration n’était poin tinconnu aux architectes du Bas-Empire.
On dit que Saint-Julien était autrefois pavé enmosaïque. Aujourd’hui l’apside centrale seule-ment a conservé quelques petits carreaux bizar-rement découpés, noirs et blancs, qui forment uneespèce de marqueterie grossière.—Trois espècesde modifions se remarquent à l’extérieur de Saint-Julien. Autour des aspides, ce sont des têtes fan-tastiques ; le long de la nef de simples corbeauxseulement épannelés; enfin, autour du chevetleur apparence est uniforme : qu’on se représenteune suite de cylindres minces placés les uns au-dessus des autres en encorbellement. En Auvergne ,ce type devient presque constant.