SAINT-NECTAIRE.
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Malchus , l’incrédulité de Saint-Thomas, enfinplusieurs scènes du jugement dernier. Puis vien-nent d’autres bas-reliefs où la reproduction desmêmes personnages semblerait indiquer une lé-gende , peut-être celle du patron de l’église. Tou-jours la croix à la main et la tête nimbée, on levoit tantôt ressuscitant'un mort, tantôt sauvantun batelier qui invoque son secours, plus loinprêchant, puis accommodant un procès devantune assemblée. Une autre composition rappellepeut-être un événement relatif à la construction del’église. Le saint réveille un moine endormi, etdans le fond du bas-relief paraît une église qui res-semble grossièrement à l’église actuelle (i), et dontle clocher au-dessus du transsept s’incline forte-ment comme s’il allait s’écrouler. Je suppose qu’a-verti par une inspiration divine, le saint réveilleles moines pour qu’ils s’échappent avant la ruinede l’édifice. Pourtant un scrupule me reste, et jen’en ferai pas mystère. Toute mon explication nerepose que sur le fait de ce clocher incliné, or iltouche au tailloir du chapiteau, et si l’artiste eûtvoulu le faire vertical, la place lui aurait manqué;plutôt que de faire une église sans clocher, il apeut-être mieux aimé le sculpter de travers. Dans
(i) Elle est entourée d'une enceinte crénelée, et les (ours desa façade sont inachevées. Ces deux traits sont remarquables etcaractéristiques. Saint-Nectaire avait une double enceinte fortifiée,dont une partie des murailles est encore debout, bien que fort
ruinee.