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THIERS.
coups d’un instrument tranchant. Enfin, un traitde scie peu profond, mais très visible sur le col,prouve qu’on a voulu la décapiter, mais que leprocédé paraissant trop long, on l’a cassée. Sousle col, et malgré la cassure, on remarque un trouqui, sans doute, servait à recevoir un goujon, quifixait cette tête sur un piédouche, peut-être sur uncorps ; car elle peut avoir appartenu à une statuede grandeur naturelle.
A mon avis cette tète est un portrait, peut-êtrecelui d’une impératrice. Les mutilations dont elleporte les marques paraissent avoir été infligéesavec un sentiment d’animosité, soit résultat d'unebasse vengeance contre l’original, soit qu’il failleles attribuer au zèle des premiers chrétiens, qui,voyant partout des idoles, détruisaient tous lesouvrages de l’art antique qui leur tombaient sousla main, que ce fussent des empereurs ou desdieux.
Le marbre est fort beau , très blanc, d’un grainfin et saccharoïde. J’ai déposé la tète chez M. lecuré du Moùtier en l’engageant à l’envoyer aumusée de Clermont. La seule circonstance quidonne quelque intérêt à cette découverte, c’estque jusqu’à ce jour on n’avait trouvé aux environsde Thiers aucun fragment antique.