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ENNEZAT.
une grande croix, trois hommes à cheval richementhabillés de souhrevestes, dont les longues manchesretombent jusque sur leurs étriers. Chacun porteun faucon sur le poing, et des chiens les suivent.Trois fantômes se présentent à eux, espèces decadavres décharnés, se tenant par la main, commeles sorcières*de Macbeth. Au bas, une suite dequatrains plus qu’à demi effacés contient un dia-logue entre les spectres et les chasseurs, et autantque j’en ai pu juger, leur sens ne diffère point deslégendes qui accompagnent d’ordinaire les dansesmacabres. Ces spectres sont des personnificationsde la mort; railleries de sa part, plaintes et re-grets des chasseurs surpris. Je suppose que cettecomposition fait allusion à la fin tragique de quel-ques seigneurs du pays ; mais la tradition s’en estperdue.
Le bas de la paroi représente la Vierge tenantl’enfant Jésus sur ses genoux, entourée d’un grandnombre de personnages, dans une attitude d’ado-ration , conduits par un religieux. Les hommes sontà la gauche de la Vierge, les femmes à sa droite.C’est à n’en point douter le donataire et sa famille.Au-dessus du tableau on lit cette inscription la-tine :
Anno dni MCCCCXX fecit fieri hac ystonadnus Robertus de Bassinhac huius eccle canO etUziaci (?) curatus ob rem incisam hic (i) et in me-
(i) C’est-à-ilire le tableau des Chasseurs surpris pai' la mort.