DE FORTIFICATION RÉGULIÈRE.
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battre les batteries que l’eimemi voudroit y con-struire.
Les conditions de la septième proposition sontégalement observées, puisque les frais qu’exige laconstruction d’une double enceinte se bornent à lacoupure de la gorge des bastions, dont il suffîroitmême que 1 escarpe seule fut revêtue d’une maçonneriede deux toises de hauteur. Cette double enveloppepermet de soutenir l’assaut des bastions.
On voit dans l’ouvrage de Bonsmard, au journal del’attaque et de la défense d’une place fortifiée d’aprèsle système de Cormontaingne, que le dix-huitièmejour l’assiégeant se rend maître de la demi-lune, etbat en brèche les faces du bastion ; que le vingtièmejour la place est ouverte, et que l’assiégeant chemineen zigzag vers ces brèches. Néanmoins cet ingénieurfait encore durer le siège jusqu’au vingt-sixième jour,c’est-à-dire au terme supposé le plus long possible ;car l’assiégeant peut toujours l’abréger. Dans le sys-tème proposé, le grand nombre de feux préservés duricochet, autorise à établir en fait que les approchesde l’assiégeant seront plus lentes ; qu’il ne pourra pass’emparer aussi promptement des ouvrages avancésde la forteresse, et que le temps assigné pour la prised’une place de guerre suffîroit à peine pour celle de laprise de la lunette; car non seulement les approches,