DE FORTIFICATION RÉGULIÈRE.
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dentellement, comme par exemple à Kehl , sur leRhin , en 1796; car du reste, les camps retranchés,que, depuis lui, 011 a construits dans le voisinagedes places, en ont été si éloignés, que, n’en rece-vant point de protection, ils étoient enlevés en uneseule journée , et le siège de la ville n’en étoit pasretardé. Au reste tout camp retranché, même celuide Yauban, exige un surcroit de troupes, qu’unearmée ne peut pas toujours fournir. Les grandesplaces d’armes qui, dans la planche VII, sont tra-cées entre les lunettes, ne sont autre chose que despositions avancées, que vient occuper une partiede la garnison, aussitôt que l’ennemi a ouvert latranchée, pour s’opposer de plus près aux approches,et soutenir l’artillerie qu’elle y transporte avec elle.Ce sont des contre-approches construites à l’avance,et qui, sur les fronts non attaqués, n’exigent pointd’être gardées, parce qu’elles ne donnent à l’ennemini facilité pour s’approcher, ni abri contre le canonde la ville. Le glacis doit en être moins élevé quecelui de la place d’armes située en arrière, et quiassure la retraite du corps placé en première ligne ;cette parallèle f g se défend par le feu de sa mous-queterie et de ses propres batteries, et par celuides flèches avancées et des lunettes. Comme il seroitencore plus difficile de s’y maintenir que de s’en