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ESSAI D’UNE NOUVELLE MÉTHODE
«corps de la place, et par là le contraindre à ne»« s’avancer que par la marche lente de la sape et*«de la mine.»
La difficulté d’ouvrir la première brèche à la demi-lune provient d’une cause indirecte, qui est la violencedu feu des nombreuses batteries, qui, ainsi que nousl’indiquerons plus loin, réunissent les avantages énon-cés dans la seconde, cinquième et sixième proposi-tion- en effet, la place a par ces moyens, de si grandsavantages pour combattre les batteries de brèche, quiseroient placées sur la crête du chemin couvert, etsur les angles saillants, que, selon les probabilités,elle parviendroit à les ruiner.
Quant au revêtement du ravelin, il est couvert parla caponnière du fossé, et on ne pourroit battre cetouvrage en brèche, qu’en établissant des batteriesdans la grande place d’armes: ce qui ne se pourroitqu’après la prise de la demi-lune, et sous le feu trèsrapproché des deux redans collatéraux, qui formentles flancs de cet ouvrage.
La brèche du redan détaché seroit encore plusdifficile à ouvrir, parce qu’il faudroit monter ducanon dans la demi-lune, ou placer dans l’anglerentrant des chemins couverts, une batterie op-posée aux faces, mais cette batterie n’est éloignéeque de vingt toises du ravelin, dont on ne peut point