DE FORTIFICATION RÉGULIÈRE.
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que le canonnier, surtout quand il est à une distancerapprochée, a plus de facilité pour atteindre le butsur lequel il vise, et ne s’en écarte jamais autant quele bombardier; ainsi les coups de hasard sont plusrares. La seconde raison est que, si, par exemple, lesvingt-quatre bouches à feu, qui sont sur le rempartde l’enceinte, étoientdes mortiers ou des obusiers, letir direct de l’assiégeant seroit nul et sans effet à leurégard ; ce qui réduiroit la proportion de trois à un àcelle de deux à un: mais il est impossible d’admettremême l’exactitude de cette dernière proportion, euégard à la raison citée précédemment. L’erreur neseroit donc peut-être pas grande, si on la réduisoità celle de quatre «à trois, c’est-à-dire que quatrecarions des ouvrages susdits seroient l’équivalent detrois de l’assiégeant.
Ces calculs, dont le détail est minutieux, sontnécessaires, parce que ce sont eux qui doivent fixerle degré de valeur plus ou moins grande que l’onpeut accorder à l’emploi d’une méthode, dont le butest de parvenir à couvrir suffisamment les batteries del’assiégé, sans le secours dispendieux et contestablemême des casemates.
Un autre avantage de ce système est que toutes leslignes de défense sont très courtes; la plus longue,
qui est celle du fossé de la demi-lune, n’a que cent
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