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L' art de la fortification : appliqué a la défense des places de guerre d'un diamètre de six cents toises et au-dessus, par lequel on donne les moyens d'augmenter considérablement la force de résistance et de diminuer les frais de construction des grandes forteresses... / par le prince Ernest d'Arenberg
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DE FORTIFICATION RÉGULIÈRE.

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que le canonnier, surtout quand il est à une distancerapprochée, a plus de facilité pour atteindre le butsur lequel il vise, et ne sen écarte jamais autant quele bombardier; ainsi les coups de hasard sont plusrares. La seconde raison est que, si, par exemple, lesvingt-quatre bouches à feu, qui sont sur le rempartde lenceinte, étoientdes mortiers ou des obusiers, letir direct de lassiégeant seroit nul et sans effet à leurégard ; ce qui réduiroit la proportion de trois à un àcelle de deux à un: mais il est impossible dadmettremême lexactitude de cette dernière proportion, euégard à la raison citée précédemment. Lerreur neseroit donc peut-être pas grande, si on la réduisoità celle de quatre «à trois, cest-à-dire que quatrecarions des ouvrages susdits seroient léquivalent detrois de lassiégeant.

Ces calculs, dont le détail est minutieux, sontnécessaires, parce que ce sont eux qui doivent fixerle degré de valeur plus ou moins grande que lonpeut accorder à lemploi dune méthode, dont le butest de parvenir à couvrir suffisamment les batteries delassiégé, sans le secours dispendieux et contestablemême des casemates.

Un autre avantage de ce système est que toutes leslignes de défense sont très courtes; la plus longue,

qui est celle du fossé de la demi-lune, na que cent

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