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Recherches chimiques et microscopiques sur les conserves, bisses, tremelles, etc / par Girod-Chantrans
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i34 RECHERCHES

puis cependant assurer, que de toutes celles que jai exami-nées dun peu près, à la vue simple , il ne sen est pas trouvéune seule lécorce, les feuilles et les fruits, ne portassentdes marques évidentes de ces sortes déruptions cutanées ,dont jai suivi les traces du dedans au dehors , en observantattentivement les tissus ligneux ( i ) ; ainsi, depuis la moussequon foule aux pieds, jusquau chêne majestueux qui nousprotège de son ombre, lon ne verroit, selon toute apparence,aucun individu du règne végétal, qui ne fût abondammentpourvu de ces dégorgeoirs naturels , que je suis bien éloignéde regarder comme un signe ordinaire de maladie, puisqueles plantes les plus vigoureuses et les tiges les plus jeunes ,sont celles qui en ont davantage.

Lon a déjà pu remarquer précédemment que , dans lepommier comme dans le cerisier, ils favorisoient évidem-ment la chute des écailles de la vieille peau. Mais ce degrédutilité est bien peu de chose eu comparaison du doubleobjet rempli par la nature , lorsquelle fait déboucher au-dehors un nombre prodigieux de peuplades danimalcu-les (2), qui, sans les écoulemens extérieurs , se trouveroient

(1) Ces éruptions «sont peu sensibles sur la plupart des fruits, elles neparoissent que comme de petites taches diversement colorées ; mais elles sontbien apparentes dans le melon qui commence à mûrir. Sa peau se couvre , àcette époque , dune broderie saillante , dont le développement semble con-certé pour opérer la maturation.

(2) Jen ai compté jusquà quatre cents sur un pouce quarré dune jeuneécorce de pêcher. Mais qui oseroit ensuite entreprendre le calcul des milliardsdindividus compris dans une seule peuplade?