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susceptible de s’habituer au grand joui*. J’en ai fait l'épreuve ,en conservant à-la-fois dans l’eau plusieurs échantillons decette substance , les uns à l’ombre, les autres exposés auxregards directs du soleil. Les premiers ont prospéré de lamanière que je viens d’expliquer ; et les seconds ont dépérien peu de jours , au point de se désorganiser, en perdantentièrement leur couleur , et de ne laisser enfin sur le limonqui leur servoit de base, aucun signe apparent de leur an-cienne existence.
Cette expérience simple , offre donc un moyen facile dedistinguer cette nouvelle production , parmi plusieurs autres ,soit bysses , soit conferves, avec lesquelles on seroit tenté dela confondre. Mais afin de la caractériser sans aucune espèced’équivoque, je vais tracer ici ses details microscopiques.
A, fg. 45' , représente le grossissement d’un tube parvenuà sa plus grande vigueur. Tous m’ont paru à-peu-près demême , c’est-à-dire , simples , sans cloisons , d’un vert-gai,et remplis de corpuscules irrégulièrement placés.
B, indique un autre tube moins frais, dont les parois semblentlivrer passage aux corpuscules de l’intérieur, qui nagent ensuiteau-dehors avec assez de vitesse, le long du canal d’où fisse sontéchappés*
C, est un tube vide, comme il y en a beaucoup dans letissu de cette production. La membrane transparente dontfi est formé, paraît d’une délicatesse extrême , même parmiles autres substances de oe genre.
D , représente oe que j’ai observé de plus remarquable dans