i5o RECHERCHES
B ,fig . 5i, montre à-la-fois cette succession de formes, oùl’on remarquera que la pellicule , quoique d’un beau vert,est pourtant moins foncée que les filamens.
Un autre échantillon, également baigné d’eau, et quej'avois exposé en cet état sur une fenêtre bien éclairée, aulieu de s’être étendu comme le précédent, a dépéri , aupoint qu’en moins de huit jours, on ne le distinguoit plus desa base limoneuse, quoiqu’il fût toujours submergé.
L’ayant ensuite reporté à l’ombre, il étoit vraiment curieuxde le voir renaître avec tant de promptitude , qu’au boutde quelques heures , on y distinguoit déjà d’assez grandestaches d’un beau vert, et que le lendemain , ses filamens com-mencoient à se redresser.
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Cette expérience répétée plusieurs fois, avec le même ré-sultat , prouve sans réplique , que la production qui en étoitl’objet, appartient exclusivement aux lieux obscurs , ne pou-vant pas plus exister au grand jour que le poisson hors del’eau. Mais elle diffère de ce dernier, en ce qu’elle conservetrès-long-temps le principe de la vie, avec toutes les apparencesde la mort.
Quelle admirable propriété avec des organes aussi simples !Et cependant, combien de degrés n’y auroit-il pas encore àparcourir dans la nature,pour s’élever depuis ces frêles machi-nes jusqu’à la savante organisation de l’homme, qui seul, parmiles autres espèces,s’accommode de toutes les saisons et de tousles climats! /
Les détails microscopiques de cette conferve m’ont appris